mercredi 29 avril 2009

Equateur, suite et fin!!!


La cote equatorienne me donne l’impression de changer totalement de monde avec ce que j’ai connu jusque la. Fini les indiennes avec leurs jupes mi longue noir accompagnées de magnifique chaussettes remontées jusqu’au genou assorties a leur gilet vert, rose ou bleue et leur chapeau tres bien taille…mais pour des hommes. Finit ces indiens qui ne marchent pas, mais courent tout le tant charges comme des mules, ici on est a Puerto Lopez, et c’est relax. L’air frais montagnard fait place a un air presque étouffant la journée tellement il fait chaud donc on se ménage!

On sent que l’économie locale, au delà de la pêche bien sur, est beaucoup plus tournée vers le touriste…L'isla Plata, ou plus communement appele les Galápagos des pauvres se trouve en face du village, c’est donc avec de grands écarts que j’esquive les multiples sollicitations au profit du surf. Les vagues sont petites, mais puissantes, tout ce dont j’ai besoin pour consolider mes maigres acquis jamaïcains, et je m’en sortirais pas trop mal, je me suis limite a un litre d’eau de mer…En fin de journée, les chiens qui passent leur temps a jouer sur la plage laissent place aux joueurs de foot et de volley. J’en profite donc pour faire un petit footing afin de me mettre en jambe avant la cordillère blanche Péruvienne qui me réservent bien des randos, et surtout bien de l’altitude aussi!
Je rencontre le soir même a l’auberge Elsa, une belge avec qui je pars le lendemain pour une journée dans le parc national Machalilla et ses “aguas blancas”. Apres 5 heures de marche sous une chaleur accablante dans un canyon creuse par les crues monstrueuses de l’hiver, nous arrivons enfin au village ou un guide nous attends pour nous accompagner dans la visite du petit musée et deux heures de marche a travers la faune et la flore locale au milieu des vestiges de la civilisation manteña. Cette visite nous permettra d’allier nature et culture, concept original et fort agréable! Nous finirons ce tour par lesdites “aguas bancas”, un lac aux eaux ferrugineuses. En bon touriste, et pour le plus grand plaisir de ma peau, je ne manque pas de me baigner et de me peinturer le museau d'argile!

De retour a l’auberge sur les rotules, nous apprenons que des amis pécheurs des proprio ont fait une grosse pêche, et leur ont donne une trentaine de poissons en tout genre…c’est donc un grand barbecue qui s’organise en quelques minutes. Chacun prépare salade et apero, et nous dégustons la pêche locale autour d’une tablee de 15 personnes de tous horizons…encore une excellente soirée a échanger sur tout et rien, dans une simplicité et une ouverture geniale. Mais une fois de plus les chemins se séparent et je prends la direction du Sud en solitaire alors que tout le monde part au Nord!!

J’atterris a Montañita, la Mecque du surf en Equateur, ou l’on croise bon nombre de surfeurs locaux a la plastique parfaite accompagne d’une fille occidentale différente aux fils des arrivages… et oui, c’est bien beau de surfer, mais il faut se faire entretenir! Ici, les deux activités principales, pour ne pas dire uniques, sont le surf et les soirées. Et l’auberge s'avere en parfaite adéquation avec l’esprit de l’environnement : le dortoir est le grenier de l’auberge ou son poses par terre une vingtaine de matelas, ou plutôt paillasse. Pas de mur, on est juste sous le toit qui n’est pas ferme, nous donnant accès à une magnifique vue sur la plage, roots, mais super convivial, et tres bien adapte à ce lieu de perdition ! les rencontres seront donc rapides et la soirée commence tres vite pour se finir bien tard autour d’un feu sur la plage. Le réveil sera dur mais l’ « embocellada », petit dej’ local qui se compose d’une soupe de poisson bien consistante me remettra vite les idées en place avant de repartir le surf sous le bras aller me purger en buvant un peu d’eau de mer. Les vagues vont grossissantes avec la marée montante, et je me fais surprendre par l’une d’entre elle qui embarque la planche et un bon bout de peau de mon majeur gauche qui tentait de la retenir avec le lynch. Je me vois obliger de battre en retraite avec en plus le genou gauche en vrac suite a une autre chute peu contrôlée, et me console en me disant qu’il me reste toujours la seconde activité a partir du soleil couchant...
Mais nous approchons des élections presidentielles en Equateur, et le vente et la consommation d’alcool sont interdit dans tout le pays durant les 3 jours précédents les élections. Le destin s’acharnant sur moi, je quitte Montañita le lendemain en direction de Cuenca, me rapprochant ainsi de la frontiere peruvienne.


Cuenca et Quito se disputent la place de la plus jolie ville d’Equateur, je donne l’avantage à Cuenca haut la main. Les rues sont toutes en pavées, les façades des maisons aux couleurs variées sont pleines de petits balcons, et les monuments sont abondants et magnifiques, toujours ornées de jolies petites places. On se sent vraiment bien à déambuler dans ces ruelles, l’atmosphère y est vraiment agréable, les gens souriant et avenant. Je partage la visite avec 2 américains et un français rencontrées a l’auberge et nous partons à la découverte des marches des villages aux alentours, qui n’auront rien de bien exceptionnels. Le plus exceptionnel sera finalement que nous réussirons a acheter des bières dans une petite boutique, le jour même de l’élection, a l’issue de laquelle sera reelu M. CORREA, président sortant en place depuis déjà 3 ans. Il est a noter que c’est un exploit dans la mesure ou l’Equateur a connu 7 président ces 10 dernières années !

Nous partons le lendemain a l’aube en direction du parc national Cajas pour une journées de rando. Je pars en grand optimiste avec seulement une petite polaire, sans penser que nous prendrons 1000m d’altitude sur la route... nous nous retrouvons ainsi a quelques 3700m d’altitude, le ciel est gris, la pluie menace de percer, et le vent glacial et violent. Autant vous dire que c’est au pas de course que je ferais avancer mes 3 acolytes ! Ayant un peu de temps a l’arrivée, nous décidons de rentrer en stop, et ce sont les flics qui nous prendrons a l’arrière de leur pick-up, une impression de déjà vu avec la QoVoP, ils sont décidemment bien ces policiers !

La rando de la veille m’ayant rappeler que mon genou gauche était fébrile, je n’irais finalement pas randonner a Vilcabamba. D'autant plus que le compte a rebours est lance avant l'arrivee des parents le 25 mai a Lima, et il y a tant a faire et a voir au Perou, que c'est de l'autre cote de la frontiere que j'ecris aujourd'hui! Au rogramme, visite des sites Incas de la region de Lambayeque, autour de Chiclayo, avant de continuer vers le Sud.

jeudi 23 avril 2009

Premiers pas en Equateur

Le mois d’avril est pluvieux en Equateur, c’est donc sous une pluie quasiment quotidienne que je commence mon séjour en Equateur, aux petits soins a Quito chez Anne et Pedro qui me mêlent a la vie culturelle et familiale équatorienne durant le week end de Pacques aux alentours de Quito. Je profite d’une matinée ensoleille pour aller visiter Quito. Le vieux Quito d’abord, que j’arpente en long et en large, en flânant a travers les multiples ruelles regorgeant de petites échoppes en tout genre, et menant vers de magnifiques places ou l’influence espagnol se fait sentir avec de majestueuses églises, cathédrales et couvents. Et au hasard d’une porte entrouverte, je m’enfonce dans un couloir assez lumineux qui donne accès a un jolie petit patio aux balcons fleuris, au fond, un petit café ou l’accueil chaleureux me fera rester un moment. Une bonne occasion de pratiquer mon espagnol avec 2 équatoriens, mais également de me reposer un peu car me jambes de marin accusent un peu le coup des 2800 m d’altitudes et des collines du vieux Quito.
Je me dirige ensuite vers le nouveau Quito, ou l’architecture est beaucoup moins gracieuse, mais l’ambiance excellente. Les rues sont pleines de bars, de restaurants, et de touristes. J’en profite pour prendre quelques informations sur les possibilités de randonnées dans le parc national Cotopaxi, mais il semble que la pluie soit aussi plus que présente dans ce coin, a l’exception du sommet du volcan qui culmine a 5800 m, mais je me sens un peu limite physiquement pour prétendre à y grimper.



Je pars donc le lendemain directement a Baños, ville thermale et donc assez touristique. L’auberge semble super sympa et il ne me faudra pas plus de 15 minutes pour faire connaissance avec un américain et une suisse avec lesquels je pars aux dits Baños qui sont en fait un piscine municipale avec des bassin de différentes températures… bravo le cote nature ! Ca n’en sera pas moins agréable et relaxant (je cumule pas mal de stress en ce moment, j’en avais bien besoin). Nous enchainons avec une petite rando sur les hauteurs de la ville ou l’eau sort de partout dans la roche, et bien sur toujours du ciel qui ne s’ouvrira pas durant les 3 jours passes ici ! De retour a l’auberge, une petite sieste et l’heure de l’apéro semble avoir sonne a l’écoute des multiples accents qui s’emmêlent dans la salle commune. Ici, on se set dans le frigo de l’hôtel en prenant soin de noter ses consos, le principe est sympa et convivial ! J’en profite pour faire la connaissance d’un couple de canadien, d’une italienne, d’un australien, d’un Néo zélandais. Pas évident de se retrouver au milieu de tant de natif en Anglais !
Nous partons le lendemain ensemble faire du rafting, en ces périodes de crues, les rapides sont particulièrement forts, et les sensations ont été exceptionnelles pendant les 3 heures de descente, tout particulièrement pour l’italienne qui s’est retrouve coince pendant 30 secondes dans un tourbillon violent après que le raft ait chavire. Le guide, seul rescape sur l’embarcation réussi à la tirer de l’eau avec une rame… ce qui calmera un peu notre fougue sur la fin du parcours !


Nous passons la soirée ensemble et c’est l’heure de la séparation des chemins, je profite d’un rayon de soleil pour faire une petite rando dans les alentours et pars en direction de Chugchilan, minuscule village perche au milieu des montagnes a 3200m d’altitude. J’arrive dans une petite auberge au cachet dingue et croise une française, puis un couple de français, puis u autre, et voila encore un groupe de 6 français qui débarque, bravo la carte internationale ! On discute des alentours, et j’apprends qu’une belle balade mène a une fromagerie ! Je pars donc seul le matin sous un beau soleil. Apres une heure de marche, je double une Thaïlandaise, une Irlandaise, et une Néo zélandaise de 65 ans avec qui je passerai une journée délicieuse. La fromagerie est vraiment a l’ancienne et je découvre avec grand plaisir des fromages qui ont du gout !!! Ca valait la marche, largement ! De retour a l’hôtel, les français de la veille ont laisse place a un seul couple de français, le repas sera donc calme, et je me retrouve a 20 heures dans ma chambre…fort heureusement, mes groupies me rejoignent et nous passons un bon moment de discussions autour du poêle, parce que ca caille la haut !
Face a cette affluence de français, je pars le lendemain a l’aube pour Quilotoa, 37km plus bas, 2 heures de bus sur une piste défoncée ! Quilotoa est un volcan qui cache en son sein un grand lac du même nom, je pars donc faire le tour du cratère, et serais suivi tout au long de la journée par doggy, n chien qui se prend d’amitié pour moi des mes premiers pas ! Je préférais les Irlandaises, mais a défaut de mieux… les paysages sont d’une variété extraordinaire, je passe de milieux très rocailleux entoures de pâturages bien vert, a de la roche beaucoup plus friable, qui finit par une dune de sable sur laquelle je marche au milieu des pins, pour revenir a la rocaille… l’impression d’être passe des alpes aux Landes dans la même journée !

Je retrouve ma petite Irlandaise a l’auberge et nous partons tôt le lendemain en direction de la cote…13 heures de transports plus tard, et oui il y a bien 200 km a vole d’oiseau, nos chemins se séparent, et j’arrive le soi a Puerto Lopez, village de pécheur bien cool, ou je tombe une fois de plus sur une auberge géniale ou les rencontres sont nombreuses et les soirées animées. Au programme surf, balade dans le parc Machalilla, et footing sur la plage…c’est bon de retrouver le soleil tous les jours !

dimanche 12 avril 2009

Aux portes de l'hemisphere sud...


Fraichement arrive en Equateur, je suis alle constater en bon touriste au musee de la "mitad del mundo", que l'eau tourbillonne bien dans le sens des aiguilles d'une montre une fois passe la ligne de l'Equateur. Il est d'ailleurs assez surprenant de voir qu'a 2 metres de distance seulement, l'eau tourne dans un sens, puis dans l'autre! Je suis donc bel et bien dans l'hemisphere sud a present, et quitte mon maillot de bain au profit de mes chaussures de marche pour partir arpenter les sentiers sud americain.



Je suis pour le moment recu comme un prince a Quito par Anne et Pedro, une cousine de maman et son mari qui me font decouvrir les traditions du pays a travers l'histoire, la famille, et une gastronomie au combien variee et consistante. J'en profite donc pour me reposer et m'acclimater aux quelques 2850 metres d'altitude qui me separent de mon ancien environnement. Nous partons d'ailleurs sur les hauteurs de Quito afin d'admirer cette ville d'un peu plus haut, et ce sera pour moi l'occasion de franchir pour la premiere fois la barre des 4000 metres d'altitudes! Malheureusement le soleil ne sera pas de la partie et nous ne pourrons pas voir les multiples sommet qui entourent cette ville.
Au programme des jours a venir la visite du vieux Quito, et mon depart au Sud de Quito a la conquete des Andes equatoriennes a travers les mutliples parcs nationaux qu'elles recelent.