lundi 18 mai 2009

Santa Cruz, ou la confirmation des relations franco-allemandes

Les retrouvailles avec Matthias se feront comme prevue, rigueur allemande oblige! Fort heureusement, je ne m'etais pas trompe sur sa personne, on est sur la meme lomgueur d'onde, ca s'annonce donc bien! La journee de repos entre les deux treks sera consacree aux preparatifs du "Santa Cruz", trek de 4 jours tres populaire dans la cordillere blanche. Deux sens possibles pour le faire, un facile ou l'on part de 3800 pour arriver a 2800 avec un col de 4750 au milieu, et l'autre sens dans lequel ces chiffres se trouvent inverses. Nous choisissons la facilite afin de tenter de le faire en 3 jours pour enchainer le 4eme jour sur la laguna 69, trek d'une journee assez magnifique que j'ai rate pour cause de gastro. Arrives au premier village de transition pour prendre un bus nous menant au depart, nous partons au marche pour un petit dej' local a base de pomme de terre a l'eau, de quinoa et d'oeuf dur, nous voila lester! Le temps de manger, le bus est parti et le suivant part beaucoup trop tard. Nous changeons donc de strategie et decidons d'attaquer le trek par l'autre cote, ca va etre un peu plus sport!

Mais nous marchons bien, et au fur que nous avancons au milieu des vaches, chevaux et anes, la vallee nous revele des sommets enneiges de tous les cotes, le spectacle est magnifique. Nous arrivons finalement au premier camp en milieu d'aprem'. Nous prenons toute l'ampleur du cote touristique de ce trek: des anes pour porteur les sacs dans tous les sens, une buvette, bref l'horreur en pleine montagne! Nous continuons donc notre chemin pendant 2 heures pour finalement planter la tente a 4000m d'altitude au bord d'un lac, entre deux cascades prenant leur sources dans deux glaciers differents...on est pas loin du bonheur!

Grosse journee en perspective avec 18 km et le col a 4750, maison a peur de rien! Apres deux heures de marche nous arrivons au second campement, l'objectif 3 jours semble bien possible, mais nous voila au pied du col. Montee difficile, la vue est imprenable, nous sommes entoures de sommets magnifiques, et arrivons a hauteur des glaciers qui nous feront le plaisir de craquer sous nos yeux dans des fracas enormes pour aller s'echouer au bord d'un lac un peu plus bas. Une fois de plus, la montee en valait la peine et nous nous trouvons face a une vallee immense et verdoyante, pleine de petit lacs et bordee de sommets enneiges et de cascades.

La descente tire sur mes genoux fragiles car tres abrupte au debut, mais une fois dans la vallee, la marche se fait tout en douceur et nous nous arretons un peu avant le dernier camp afin d'eviter la "racaille" de ces touristes qui partent en trek avec guide et anes porteurs! Il est tellement bon de poser sa tente au milieu de nulle part, seulement entoure de vegetation et d'animaux. Malheureusement, les nuages nous ont rattrappe dans l'apres midi, et le ciel se fait tres menacant. L'operation "pollenta-carotte" se fera donc sous la tente, qui sera donc egalement le lieu de notre festin! La pluie ne cessera pas durant toute la nuit et nous laissera un court repis pour le petit dej' avant de reprendre doucement jusqu'en milieu de matinee. Il ne nous reste plus beaucoup de chemin, et nous arrivons a Vaqueria, notre point d'arriver en tout debut d'apres midi sous le soleil.



Sur-confiant apres cette performance, nous decidons de partir jusqu'au depart de la laguna 69 a pied, mais le patron de LA boutique de Vaqueria nous explique qu'il y a 18 km et un col a 4700m pour y parvenir... nous attendrons donc le bus comme des enfants bien sage en jouant aux cartes avec le patron en question et sa femme. Pas de chance pour elle, ce n'est qu'apres une heure qu'elle a commence a comprendre comment jouer au "trou du cul", mais le bus est arrive a ce moment la! C'est encore sous la pluie que nous plantons la tente, et le diner se fera une fois de plus a l'interieur...en meme temps ca caille dehors! Au reveil, le ciel est degage, et nous partons de bonne heure car la marche est parait-il longue et difficile. Mais nos sacs vide de bouffe nous paraissent si leger que nous grimperons jusqu'aux 4600m de la laguna sans aucun probleme. La montee est magnifique: un chemin sinueux qui trouve place entre deux cascades gigantesques, pour nous mener jusqu'aux eaux turquoises de la laguna 69. N'y voyait rien de sexuel, il paraitrait que c'est simplement que ses eaux refletent parfaitement le ciel...



Bref, ces 7 jours de treks avec une journee de break ont eu raison de mes pieds...me voila donc en mode tong pour les jours a venir! Je quitte donc les montagnes pour le desert, ou les dunes m'attendent pour des sessions sandboard, et ou les caves des meilleurs vins peruviens et de Pisco m'attendent pour des aperos bien meritees!






1er Trek, ou la fin des relations franco-israeliennes!

Une journee aux petits soins aupres de la famille qui tient l'auberge et me revoila sur pied. Je peux enfin apprecier le changement de decors et d'environnement, et retrouve avec plaisir toutes ces indiennes habilles avec leur jupes mi-longue, leur gilet associe aux chaussettes longues, et leur chapeaux. Il est surprenant de voir a quelle point leur look est similaire aux indiens des Andes equatoriennes! Concernant les taxis, rien a change avec la cote, quoi qu'ils sont peut etre encore plus nombreux et dangereux!!

L'idee de trek en solo m'a abandonnee au moment ou une belle israelienne se prpose de m'accompagner...grrrrrrr! En meme temps, le trek en question etant tres peu connu du milieu touristique, partir seul n'etait pas vraiment prudent! Malheureusement, la belle se retrouve dans le meme etat que moi le lendemain (et je n'y suis pour rien!!!!), pas le temps d'attendre qu'elle se remette sur pied, je joue la carte de la securite et pars finalement avec un autre israelien rencontre le jour de mon arrivee, tu parles d'un echange!

Des les preparatifs, je commence a regretter amerement mon choix...tout juste sorti de 3 ans de service militaire, il parait avoir une autonomie tres limitee et me suis partout en approuvant le moindre de mes faits et gestes. Nous partons donc avec un bout de plan sans aucun detail, et des informations divergentes de la part des quelques censes connaitre le chemin. Nous voila donc sur le chemin, facile, il n'y a qu'a suivre une riviere pour arriver au premier camp. Mais encore faut-il suivre la bonne riviere! Apres une demi heure de marche, une ame charitable nous redirige vers la bonne riviere, nous voila donc enfin parti, et ca grimpe! Oren prend les devants, il marche tres vite pendant 15m, s'arrete, se retourne pour s'assurer que son maitre est encore la, puis repart a fond, et s'arrete, se retourne,... insupportable! Nous arrivons finalement au camp alors qu'il ne cesse de pester car fatigue, tu m'etonnes. Le ciel se fait menacant, il est temps de monter la tente car ca va pas tarder a peter. Et comme la pluie n'arrive jamais seule, nous constatons qu'il manque les sardines dans la tente que nous avons loue, gloups! Oren est pret de la crise, completement perdu. Heureusement, je suis en partie equipe avec les affaires d'un grand frere qui est un fin randonneur, et qui a bien sur laisse dans mon (son) sac, 4 metres de boots que je decoupe pour les attacher a des pierres. L'operation est un succes! Apres une heure de pluie, les nuages se levent, et je peux admirer le panorama... nous sommes au milieu de rien, seul 3 cahutes d'indiens nous entourent, des vaches, et des chevaux, c'est vraiment bon!

La journee du lendemain sera difficile, nous partons de 4080m, pour arriver a 4060m, mais un col a 4700 nous separe du second campement. Je vous passe les details d'une montee plus que difficile pour mon cher Oren qui a tout de meme compris qu'il vaut mieux adopter un rythme serein et regulier! L'arrivee au col est epuisante, mais nous donne une vue hallucinante sur la vallee que nous quittons et la vallee qui nous attend, une belle recompense! Nous croisons durant la descente quelques enfants sortants de petites cahutes de chaume avec qui je tente quelques echanges en espagnol, mais la seule reponse que j'ai est "regalo, regalo!", signifiant cadeau dans le language autochtone, et rien d'autre, plutot constructif comme echange. A l'arrivee au camp, nous sommes au milieu de la vallee, au milieu des vaches, chevaux et moutons. Je regarde sur les hauteurs et voix un chien qui me parait avoir une queue bien longue, est-ce un loup? Mon impression sera confirmee deux minutes plus tard car ce dernier se retrouve poursuivi par 4 chiens qui ne reussiront qu'a le faire fuir. 2 mamies sont assises par terre en train de tricoter, je retente une communication, mais l'echange sera le meme qu'avec les enfants...vraiment decevant. La nuit sera particulierement fraiche sous la tente, et nous comprendrons pourquoi en nous levant. Nous nous sommes fait voler les cordelettes attachees aux pierres, le surtoit est donc colle au toit et la condensation a gele pendant la nuit, on aura tout vu!

La derniere journee estla plus facile et nous arrivons a Chavin en fin de matinee, ce qui nous laisse le temps de visiter le site archeologique de Chavin, le plus ancien site pre-inca connu au Perou, et dont les constructions et coutumes sont bien differentes de celles que j'ai pu decouvrir jusqu'a maintenant. Le retour est un soulagement car je ne peux plus supporter Oren, et j'apprehende un peu car Matthias, un Allemand rencontre en Equateur est cense me retrouver pour un trek de 4 jours...l'idee me paraissait super sympa sur le cout, mais maintenant c'est un peu different, avec un peu de chance il ne viendra pas finalement!

vendredi 8 mai 2009

De la cote a la cordillere blanche

Je pars donc en direction de trujillo un jour plus tard que prevu. Le nord ouest du Perou est vraiment desertique c´est impressionnant, je me crois en Egypte ou en Jordanie. De grandes etendues de sables pleines de sac plastique, desquels sortent des pics rocheux sur lesquels il ne semble pas y avoir ame qui vive.
J´arrive a Trujillo, et plus precisemment a Huanchaco, petite bourgade en bord de mer ou un hotel propose des emplacements de camping assez sympa avec cuisine... petite vue sur la mer, du bonheur! Je rencontre sur place Joey et mary, un couple de canadiens, et Janna et Jaako, un couple de finlandais, avec qui je partage des sessions surf au top, d´autant plus que Joe touche bien sa bille et sera de tres bon conseil opur attaquer des vagues un peu plus grosses avec une planche plus petite!

Mais le surf n´est pas tout, Trujillo recelle des sites preincas de taille, et nous partons d´abord a la decouverte de Chan Chan, cite Chimu (850-1471), et plus grande ville precolombienne qui comptait pres de 60 000 habitants repartis sur 28km carres. Chaque nouveau seigneur se faisant construire un nouvel enclos royal, ca prenait des dimensions gigantesque ces cites!
Une fois de plus, le site a ete enceveli par el niño, et les services d´un guide nous sera d´un grand recours pour apprecier les multiples cours ceremoniales et salles d´audiences toutes hornes de frises taillees dans l´adobe et representant les activites de leur quotidien et les animaux sacres. La visite se terminera par le tertre funeraire propre a chacun des enclos royal, le seigneur etant enterre accompagne de ses multiples femmes (22 pour celui que l´on visite), ses serviteurs, et de multiples offrandes qui vont de la ceramique, au sacrifice de jeunes vierges qui etaient enterees vivantes apres avoir ete shoote a l´alcool et au cactus hallucinogene. Cette pratique aui peut frappe par sa barbarie etait un reel honneur pour ces jeunes demoiselles, qui se battaient presque pour faire partie du wagon!

Nous enchainerons en faisant un pas encore plus grand dans le passe en nous penchant sur la culture Mochica (-200-850), qui ont erige dans le coin leur temple de la lune et du soleil. Ce dernier n´etant qu´un batiment habritant l´administration n´a pas beaucoup d´interet. C´est donc vers le temple de la lune que nous nous tournons, et il est sacrement bien conserve malgre son age! Les murs sont couverts de frises polychromes aux couleurs encore nettes, et au detail surprenant. Et nous retrouvons le principe du nouvel enclos royal comme dans le site precedent, mais cette fois ci, c´est d´etage en etage que progresse le temple, chaque seigneur choisissant un motif! L´etage enceveli servant de tombeau a la famille royale precedente...ca prend quand meme moins de place!

Une petite journee de surf supplementaire, et je quitte la cote pour la cordillere blanche ou je suis cloue au lit depuis hier soir...mon premier lama est assez mal passer apparemment! Je m´accorde encore une petite journee de repos et de preparatifs pour partir dimanche pour 3 jours de treks en solo a la decouverte de petits villages pommes dans la montagne!

vendredi 1 mai 2009

A moi le Perou!!!!

Me voila arrive au Perou depuis le 29 avril. Le depaysement est loin d'etre total, mais je suis surpris par le cote arride du nord ouest du pays, je ne m'attendais pas du tout a ca... en meme temps je ne m'attendais pas a grand chose de precis.
Les peruviens sont d'une gentillesse exceptionnelle, un peu plus dur a comprendre que les equatoriens, mais je m'habitue! A ma grande surprise, et je risque de briser certains pre-juges, les filles sont magnifiques, tres...latine, un vrai plaisir pour les yeux!
Je suis base a Chiclayo, ville ou je me sens particulierement bien, et ou je n'arrete pas de flaner. Les alentours sont pleins de sites pre-incas. J'insiste sur le cote "pre" car j'ai appris a ma grande surprise que ces chers Incas n'etaient que des usurpateurs qui se sont appropries les richesses culturelles et architecturales des civilisations qu'ils ont conquies entre 1438 et 1471. Leur expension a ete particulierement rapide durant ces annees, passant d'une petite contree insignifiante basee a Cuzco, a un empire s'etalant de l'Equateur a la Bolivie! Si leur chef Pachacutec a ete un commandant de guerre tres habile, il l'aura egalement ete vis a vis de l'histoire car il faudra attendre le ilieu du 20eme siecle pour que les civilisations precedentes soient reconnues!

Toujours est-il que je fais mes premiers pas dans l'histoire pre-colombienne avec le musee Tumbes reales de Sipán, qui recense les merveilles du tresor compose par les offrandes faites aux nobles encevelies dans la pyramide de Sipàn. Cette pyramide fut construite aux alentour de 300 apres JC par la civilisation Mochica, qui, au vu de la finesse de leurs ceramiques et de leurs bijoux maitrisaient deja sacrement bien le travail des metaux. Je ne pourrais vous faire partager la beaute de ces pieces, les photos etant interdites, et les controles dignent des aeroports...


Je continue mon chemin en direction de Tucume, dernier lieu de vie de la civilisation Chimù, qui fit suite a la civilisation Sicàn, qui elle meme vecu a la meme periode que les Mochicas sus-cites...moi aussi je me perds un peu... Le site archeologique recense 26 pyramides, le spectacle s'annonce magnifique! Malheureusement, "el nino", phenomene climatique de deluge connu en ces lieux durant plusieurs annees a encevelie une bonne partie des edifices qui ne se retrouvent etre que de grands amas de terre ou il faut beaucoup d'imagination pour reussir a se faire une idee de la facon dont ete organisee cette espace. La vue d'en haut n'en reste pas moins impressionnante, et je suis impatient de me diriger plus au Sud vers des sites un peu mieux conserves!
J'ai fait une tentative pour aller a Trujillo, 250 km au sud, ce matin, alors que tout avait l'air normal...du monde dans les rues, les magasins ouverts, les taxis qui representent les 3/4 de la population automobiles de la ville klaxonnent a chaque coins de rue, je manque de me faire ecraser 6 fois car le pieton n'a la priorite que sur les trottoirs ici. Bref, tout paraissait normal jusqu'a ce que j'arrive a la centrale de bus ou j'apprends que nous sommes le 1er mai et que c'est ferie donc pas de bus, qui l'eut cru!