lundi 18 mai 2009

1er Trek, ou la fin des relations franco-israeliennes!

Une journee aux petits soins aupres de la famille qui tient l'auberge et me revoila sur pied. Je peux enfin apprecier le changement de decors et d'environnement, et retrouve avec plaisir toutes ces indiennes habilles avec leur jupes mi-longue, leur gilet associe aux chaussettes longues, et leur chapeaux. Il est surprenant de voir a quelle point leur look est similaire aux indiens des Andes equatoriennes! Concernant les taxis, rien a change avec la cote, quoi qu'ils sont peut etre encore plus nombreux et dangereux!!

L'idee de trek en solo m'a abandonnee au moment ou une belle israelienne se prpose de m'accompagner...grrrrrrr! En meme temps, le trek en question etant tres peu connu du milieu touristique, partir seul n'etait pas vraiment prudent! Malheureusement, la belle se retrouve dans le meme etat que moi le lendemain (et je n'y suis pour rien!!!!), pas le temps d'attendre qu'elle se remette sur pied, je joue la carte de la securite et pars finalement avec un autre israelien rencontre le jour de mon arrivee, tu parles d'un echange!

Des les preparatifs, je commence a regretter amerement mon choix...tout juste sorti de 3 ans de service militaire, il parait avoir une autonomie tres limitee et me suis partout en approuvant le moindre de mes faits et gestes. Nous partons donc avec un bout de plan sans aucun detail, et des informations divergentes de la part des quelques censes connaitre le chemin. Nous voila donc sur le chemin, facile, il n'y a qu'a suivre une riviere pour arriver au premier camp. Mais encore faut-il suivre la bonne riviere! Apres une demi heure de marche, une ame charitable nous redirige vers la bonne riviere, nous voila donc enfin parti, et ca grimpe! Oren prend les devants, il marche tres vite pendant 15m, s'arrete, se retourne pour s'assurer que son maitre est encore la, puis repart a fond, et s'arrete, se retourne,... insupportable! Nous arrivons finalement au camp alors qu'il ne cesse de pester car fatigue, tu m'etonnes. Le ciel se fait menacant, il est temps de monter la tente car ca va pas tarder a peter. Et comme la pluie n'arrive jamais seule, nous constatons qu'il manque les sardines dans la tente que nous avons loue, gloups! Oren est pret de la crise, completement perdu. Heureusement, je suis en partie equipe avec les affaires d'un grand frere qui est un fin randonneur, et qui a bien sur laisse dans mon (son) sac, 4 metres de boots que je decoupe pour les attacher a des pierres. L'operation est un succes! Apres une heure de pluie, les nuages se levent, et je peux admirer le panorama... nous sommes au milieu de rien, seul 3 cahutes d'indiens nous entourent, des vaches, et des chevaux, c'est vraiment bon!

La journee du lendemain sera difficile, nous partons de 4080m, pour arriver a 4060m, mais un col a 4700 nous separe du second campement. Je vous passe les details d'une montee plus que difficile pour mon cher Oren qui a tout de meme compris qu'il vaut mieux adopter un rythme serein et regulier! L'arrivee au col est epuisante, mais nous donne une vue hallucinante sur la vallee que nous quittons et la vallee qui nous attend, une belle recompense! Nous croisons durant la descente quelques enfants sortants de petites cahutes de chaume avec qui je tente quelques echanges en espagnol, mais la seule reponse que j'ai est "regalo, regalo!", signifiant cadeau dans le language autochtone, et rien d'autre, plutot constructif comme echange. A l'arrivee au camp, nous sommes au milieu de la vallee, au milieu des vaches, chevaux et moutons. Je regarde sur les hauteurs et voix un chien qui me parait avoir une queue bien longue, est-ce un loup? Mon impression sera confirmee deux minutes plus tard car ce dernier se retrouve poursuivi par 4 chiens qui ne reussiront qu'a le faire fuir. 2 mamies sont assises par terre en train de tricoter, je retente une communication, mais l'echange sera le meme qu'avec les enfants...vraiment decevant. La nuit sera particulierement fraiche sous la tente, et nous comprendrons pourquoi en nous levant. Nous nous sommes fait voler les cordelettes attachees aux pierres, le surtoit est donc colle au toit et la condensation a gele pendant la nuit, on aura tout vu!

La derniere journee estla plus facile et nous arrivons a Chavin en fin de matinee, ce qui nous laisse le temps de visiter le site archeologique de Chavin, le plus ancien site pre-inca connu au Perou, et dont les constructions et coutumes sont bien differentes de celles que j'ai pu decouvrir jusqu'a maintenant. Le retour est un soulagement car je ne peux plus supporter Oren, et j'apprehende un peu car Matthias, un Allemand rencontre en Equateur est cense me retrouver pour un trek de 4 jours...l'idee me paraissait super sympa sur le cout, mais maintenant c'est un peu different, avec un peu de chance il ne viendra pas finalement!

1 commentaire:

  1. Hmm, le bon vieux dicton "Mieux vaut etre seul que mal accompagne" marche aussi pour les voyages! On imagine a quel point tu as du regretter et pester interieurement... mais apres coup, tu nous fais bien rire!
    De mon cote, il y a aussi un compagnon de voyage que j'ai eu du mal a supporter hier... Non, pas mon mari!... Mais plutot le cheval (tres beau d'ailleurs) sur lequel j'ai passe 6 heures... un peu de mal a apprecier les paysages a la fin, tant ca fait mal aux fesses! Penses-y si tu projettes une de ces sorties dans les prochains mois (la demie journee suffit!). 1000 bises! (et tous les Israeliens en voyage ne sont pas comme ca ;o)

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