lundi 29 juin 2009

Au pays des Sucrettes!

Quel plaisir de poser un peu son sac a dos, de profiter d’une ville au combien charmante. J’ai trouve une chambre sympa chez le consul de France qui loue des appartements et des chambres aux voyageurs qui restent un peu sur place. J’ai ainsi partage les pièces communes avec des australiens, américains, français, anglais et suisses dans un cadre super agréable, avec lesquels j’ai fait d’enormes progres en espagnol. Ca fait du bien d’avoir le temps de véritablement prendre ses repères et de se construire une petite vie, l’instant de 3 semaines. De mon petit épicier à mes marchandes de fruits et légumes sur le marche, j’ai eu le temps de faire une sélection sévère !! Sans oublier bien sur « el Buen Gusto » ou j’ai passe de nombreux midi en terrasse a déguster des almuerzos plus que consistant (salade, soupe, plat, et dessert !) pour 12 bolivianos (1,2 euros…), ou encore le marche ou l’on déguste des assiettes hallucinantes composées de riz, de frites, de saucisses, d’un bout de semelle et d’œuf, le tout pour 1 euros… c’est extrêmement gras, mais terriblement efficace !

Ca, c’est pour le cote local, car Sucre est aussi le centre linguistique de tous les étrangers qui viennent apprendre l’espagnol en Bolivie pendant 2, 3, 4 semaines. Autant vous dire que ces 3 semaines ont été particulièrement festives avec des soirées aussi nombreuses que variées. Toujours a la recherche de vie locale, je me suis retrouve dans des lieux plus que surprenants, du karaoke très local aux allures de club de striptease a chanter du Britney Spears face a un auditoire de boliviennes en trans, aux soirées autour d’une table de poker dans un bar ou se retrouvent invariablement 6 a 8 vieux boliviens qui jouent jusqu'à pas d’heure en fumant des cigares et en buvant des whisky ! Mais la cerise sur le gâteau restera ce bar miteux dans lequel je finis un soir avec des potes car nos yeux ont été attires par un magnifique jukebox rose. La population se compose principalement de 10 investigateurs de la police de la Paz en formation a Sucre. Ils sont complètement bourres et nous offrirons des verres jusqu’au bout de la nuit en nous apprenant le Quechua et les danses locales, alors que les deux femmes qui tiennent le bar n’en reviennent pas d’avoir des beaux européens accoudes a leur comptoir et ne cesseront de nous prendre en photo pour envoyer les cliches a leurs amies… les joies du portable !


Toutes ces soirees ont fait l'objet de nombreuses rencontres et retrouvailles, parfois totalement impromptues comme avec Alex, un francais rencontre 5 mois plus tot en Martinique sur le pont de la QoVoP! Mais ce rythme a rendu mes journées particulièrement inefficaces, et j’ai eu bien du mal à lancer mes recherches de volontariat. D’autant plus que les premières associations que j’ai rencontre ne m’ont pas du tout conquise ! Mais au hasard d’un échange durant une soirée, j’ai rencontre l’association biblioworks, qui gère 6 bibliothèques dans les villages un peu recules de Bolivie. Le premier contact a été excellent et les idées ont fusées… a tel point que je pars demain pour 3 semaines de vie très locale dans le village de Tarabuco. L’objectif est de donner un coup de main a une bibliothécaire qui ne sait pas lire pour organiser le tout, mais également de travailler avec les enfants, et surtout de les divertir. Et pour être sur qu’ils se marrent bien, je vais leur enseigner la musique et plus précisément la flute de pan, instrument que je découvre depuis une semaine, ca va être sport ! Mais cette expérience devrait enfin me permettre de briser une barrière « économique » trop souvent présente lorsque l’on arrive en touriste auprès des populations locales… à suivre !

dimanche 7 juin 2009

La magique Bolivie...

Nous voila donc aux portes de la Bolivie dont nous franchirons la frontière le lendemain. Une fois de plus, un guide nous attend, mais cette fois ci elle ne parle pas français, je serais donc interprète pendant 2 jours auprès de papa qui a du mal a suivre, enfin un peu d’espagnol!

Nous commencerons la découverte bolivienne par le surprenant site de Tihuanaku qui nous en apprend un peu plus sur ces chers incas avec qui nous pensions en avoir finit. La civilisation Tihuanaku a prospere de -1500 a 1200 sur ce site ou habitaient prés d’1 million et demi d’habitants alors que le territoire s'etaler du Sud du Perou au Nord du Chili, mais une grande vague de sécheresse les a terrasse et de nombreux groupes se sont disperse a travers la Bolivie, le Chili, et le Pérou, ou un groupe de nanti s’est installe a Cuzco…je vous passe la suite! Bref, nous sommes donc sur ce site dans les fondements de l’empire Inca qui trouve ses sources bien loin dans le temps…

L’arrivée a La Paz est vraiment étonnante car la ville se divise en 3 parties: le haut, a 4000m d’altitude, peuple principalement par les habitants de l’Altiplano venant chercher du travail. Le centre, a 3600m d’altitude, ou nous retrouverons la “classe moyenne” (si l’on peut parler de classe moyenne…), et le bas, a 3200m d’altitude, peuple par les riches. Mais malgré les dénivelés, pas un mètre carre de terre (et de rocher pour certaines habitations) est laisse a l’abandon, tout est construit! Au global, c’est brouillon, bordelique, impossible de discerne le colonial de l’indigène tellement tout est concentre! Les marches y sont gigantesques, et l’on y trouve de tout, du matériel de bricolage aux sous vêtements, sans oublier bien sur les objets de sorcellerie chamaniques et les boutiques a touristes pleines de vêtements en alpaga.

Suite a des grèves a Uyuni qui bloquent complètement la ville, nous changeons de programme et partons le lendemain en direction de Sucre, magnifique ville coloniale et centre universitaire de la Bolivie. On se croirait presque en Andalousie, toutes les maisons sont blanches avec des petits balcons donnant sur les rues, et a chaque porte ouverte, un joli patio fleuri donnant sur les balcons en bois de l’étage. Je tombe complètement sous le charme de cette ville d’ou je vous écrit aujourd’hui car j’y suis retourne pour y rester quelque temps et trouver du boulot. Mais Sucre est également le centre de la résistance qui a été mise en place en 1809 pour l’indépendance vis a vis des espagnols. Et il sera intéressant de constater a quel point l’effort commun a tous les pays d’Amérique du Sud et les différentes populations aura été décisif. C’est finalement Bolivar et Sucre, tous les deux nés sur le sol sud-américain, mais de parents espagnols, qui viendront remporter la dernière bataille au Pérou (alors qu’ils viennent du Venezuela…), dont la Bolivie dépendait à cette époque, en 1825.

Mais nous devons nous arracher au confort de cette ville, et partons en direction de Potosi, célèbre pour ses mines d’argent qui furent très largement exploitées par ces chers espagnols. Le règne des espagnols en Amérique latine a finalement plus profite a la France et aux autres pays européens qu’aux espagnols qui ont eu le talent de tout dilapider en achats de luxe, constructions en tout genre, et grandes cérémonies, alors qu’ils avaient entre les mains les plus grandes richesses mondiales, sans compter tout ce qu’ils avaient piller aux civilisations précédentes ! Cette mine faisait de Sucre l’une des villes les plus importantes au monde à cette époque, et on a du mal a y croire en y arrivant tellement c’est sinistre. Mais la belle époque est finie, et les mines ne rapportent plus autant, alors que les conditions y sont toujours aussi pourries… et nous aurons l’occasion de le voir sur le terrain en allant a la rencontre des mineurs dans les mines. La joue gauche gonflee par une quantite astronomique de feuille de coca, ils sont dans tous les recoins, à tambouriner dans la roche pour infiltrer les tubes de dynamite qu’ils feront peter dans un énorme nuage de poussière, on comprend un peu mieux d’où vient une espérance de vie de 45 ans…

Nous quitterons donc potosi sans grand regret, et partons sur une piste en direction d'Uyuni, celebre pour ses salars. La route est tout simplement hallucinante, nous changeons de paysages tous les 10 km, passant de montagne a la roche grise et marrons a des vallees tout en sables, pour enchainer sur des roches tirant sur le violet alors que les montagnes que l'on apercoit un peu plus loin tirent vers le rouge et l’ocre, stratifie de jaune orange. Dans toutes les vallées, des troupeaux immenses de lamas, alpagas et vigognes broutent gentiment. Et au détour d’un col, nous apercevons au loin Uyuni, ville perdue au milieu de rien. En s’enfonçant dans le centre, les rues sont en terres, tout semble mort ici, seul l’hyopercentre compose de restos a touristes donne un peu de vie a cette ville fantôme ou ca caille grave ! Le salar est grand comme 2 départements français et cache sous une couche de sel et de terre de 40m la plus grande réserve en lithium au monde, autant vous dire que les enjeux y sont importants et qu’il ne va pas en rester grand-chose dans les décennies a venir !

L’arrivee dans ce desert de sel est vraiment surprenante, l’horizon est sans fin, c’est tellement plat que l’on y voit le bombe de la terre. On a l’impression qu’on arrivera jamais a atteindre les montagnes que l’on distingue au loin et qui paraissent flotter dans l’horizon tellement la lumière est forte. Mais après quelques heures, on arrive a ces iles, perdu au milieu de cette océan de sel, et qui sont seulement habitées par des cactus géants pouvant atteindre plus de 12 mètres ! Le panorama en haut des iles est a couper le souffle…du sel, qui pourrait être du sable ou de la neige, a perte de vue, éblouissant dans tous les sens du terme !


La journée est superbe, et sur le chemin, nous sentons notre branquignole de chauffeur peu confiant quant a la route a suivre pour rentrer a Uyuni. Nous nous retrouvons dans des zones ou le sol parait bien souple, certains 4x4 paraissent même s’être bien enfoncer dans un glaise de laquelle sort de l’eau. Nous évitons les premières traces, mais ce qui devait arriver arriva…nous voila enliser dans uns glaise bien souple et bien humide, pas moyen de sortir. Nous sommes en plein salar, a une bonne dizaine de km de la route normal, mais heureusement un couple d’argentin nous suivent par « sécurité » car il parait que l’on se perd facilement dans les salars ! Ils emmènent donc notre chauffeur vers Uyuni pour chercher de l’aide, il est 4h. A 6h, le soleil se couche et il commence a faire sérieusement froid dehors, Nous nous refugions dans la voiture alors que la nuit tombe rapidement. A 6h30, on aperçoit une lumière au loin, l’espoir renait jusqu'à ce qu’on la voit finalement s’éloigner. Et 10 minutes plus tard, nous devinons 3 silhouettes venir vers nous. Je sors de la voiture pour voir ce qu’il en est… les 2 premiers sont cagoules et l’un d’entre eux tiens dans sa main une énorme pioche. Derrière, un troisième approche sans rien dire, je mouille mon pantalon et appel le chauffeur qui répond ! Ouffffff ! Apres 10 minutes d’analyses, les 2 cagoules annulent le tractage du 4x4, et nous partons donc a pied en direction du camion dans lequel il n’y aura bien sur qu’une place dans la cabine. C’est donc a l’arrière que nous feront l’heure et demi de trajet avec papa et le chauffeur dans un froid polaire. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines car les proprio du camion nous lâche dans un village glauquissime a 15 bornes d’Uyuni et ce con de chauffeur nous plante en pleine rue pour aller chercher quelqu’un susceptible. Opération qui prendra 45 minutes car il tente des négociations désespérées et désespérantes. Nous arriverons finalement a Uyuni a 22h30, congelés !

lundi 1 juin 2009

Sur les traces des Incas

Les dunes furent magnifiques, mais mon sejour a Ica a ete ecourte suite a la retrouvaille fortuite de l´israelienne de Huaraz qui repartait de Lima le jour suivant...et que j ai bien sur accompagne en grand gentleman!

Me voila donc a Lima sans grande motivation pour aller affronter les klaxons et l'agitation du centre ville...ce seront donc 4 jours bien peu constructifs et sans grands commentaires que je passerais en attendant l´arrivee des parents. C´est bien sur avec grand plaisir que je les accueille en terres peruviennes, mais non sans une certaine apprehension car ces 2 semaines vont etre bien differentes du rythme que j´ai connu juque la !
Nous partons des le lendemain matin en direction de Cuzco, capitale et berceau de la civilisation Inca que nous allons decouvrir durant les 3 jours a venir. Cuzco est en fait entoure de 360 sites Incas dont les temples, citadelles, et autre point de controle sont repartis selon des regles bien precises dans un rayon de plus de 100 km... on va donc se focaliser sur les principaux !

Nous partons quelques heures apres avoir poser nos valises dans la vallee sacree pour la visite de la citadelle de Pisac, perchee en haut d´une montagne dominant la vallee, et surplombant de magnifiques terasses de pierres construites sur le flanc de la montagne. Ces terrasses etaient destinees a l´agriculture, et tout un systeme de canalisations mis en place depuis les montagnes suivantes permettaient une irrigation abondante et reguliere durant l´annee. Notre guide, particulierement bien renseignee, passionnee par ses racines, et tres fier de son patrimoine, nous fait partager les differentes anecdotes de ce site, mais nous fait egalement decouvrir comment la vie s´organisat dans de tels lieux, car les espagnols n´ont pas laisses grand chose derriere eux et il est parfois difficile de se faire une idee de ces tas de pierre ! Le mode de vie Inca etait communautaire, les maisons n´etaient que des lieux de sommeil, le reste de la vie etant partage avec le reste de la communaute...autant vous dire qu´il fallait une sacree rigueur pour que ca tienne debout ! Et pour cela, les 3 principes de vie etaient simples mais precis: ne pas mentir, ne pas voler, et ne pas etre paresseux.





Les multiples visites suivantes, dont en l'occurence les sites de Saqsaywaman, Ollantaytambo, et Q´enqo nous permettront d´aller un peu plus loin dans l´ideologie Incas et leur relation au soleil et a la terre, la "Pachamama". Cette relatin aux elements qu'ils veneraient autour de fetes permanentes tout au long de l'annee est vraiment surprenante, tellement loin de ce que nous connaissons dans nos cultures chretiennes que l'on a parfois du mal a y croire car elle rythmait veritablement leur vie et leur culte. D'autant plus que ces croyances et cette tradition "folklorique" se retrouvent encore aujourd'hui dans bien des endroits au Perou.




Nous avons termine la remontee de la vallee des incas par le majestueux Machu Picchu, impressionnant a bien des niveaux ! Tout d´abord par sa situation geographique, car il est veritablement perche au milieu de montagnes vertigineuses dont les pics rocheux sortent d´une vegetation luxuriante. Puis en avancant, on s´appercoit que l´ensemble du site est admirablement bien conserve car il n´a pas ete decouvert par les espagnols qui sont pourtant passes a plusieurs reprises dans les vallees l´entourant. Et en avancant encore, le site devoile sa taille... il s´etend sur les differents flancs de la montagne et continue sur les pics rocheux des alentours. Nous aurons une fois de plus la chance d'etre acompagne par une mine d'information toujours caracterise par la meme personne de Meda qui nous permettra en plus d'eviter un peu les flux d'autres touristes qui envahissent le site tout le long de la journee, nous permettant ainsi d'en profiter a fond, et de prendre toute la grandeur de cette culture et de ce site.

Il est difficile de vous faire part du detail de toutes ces visites car il y en a beaucoup trop a dire... et les guides le feront surement mieux que moi, mais je me suis vraiment laisse transporte par cette culture fascinante qui n'a finalement pa eu beaucoup de temps pour s'exprimer. Mais je me suis egalement laisse transporte par ce chngement de rythme pas si desagreable...nous sommes pris en charge a chaque pas sur un sol nouveau, accompagne de guide extra qui nous font partager autant de choses sur leur culture passee que presente, donnant un relief tout a fait different aux decouvertes que je fais actuellement. La suite de notre voyage ensemble se fera sur les bords et sur les eaux du lac titicaca, mythique a bien des egards, tant pour la culture incas que pour nous, europeens!

Nous commencerons bien sur par ce beau piege a touriste que representent les iles flottantes, qui n'en manquent pas moins d'interet dans leur histoire et leur construction. Mais le plus marquant pour moi sera la decouverte de la population de l'Ile Taquile. Ils vivent actuellement a un peu plus de 2000 sur ce petit bout d'ile sur le meme mode que leurs ancetres incas, a savoir de facon communautaire. 6 chefs representent les 6 "cantons" de cette ile pour decider chaque semaine ce qui sera fait dans la semaine a venir, de facon egalitaire par chaque canton bien sur. On se pose donc la question bien legitime des conflits qui semblent ici inexistants car la regle de vie est que ce qui est fait aujourd'hui pour ton voisin sera fait demain pour toi... c'est a peine croyable mais ca a pourtant l'air de bien fonctionner, c'est la que l'on voit a quel point on (je?) est tordu!!

Bref, beaucoup de magnifiques decouvertes qui ne cessent de jours en jours et que j'ai du mal a mettre a jour car me voila maintenant en Bolivie ou les connexions sont plus que mauvaises...