Nous voila donc aux portes de la Bolivie dont nous franchirons la frontière le lendemain. Une fois de plus, un guide nous attend, mais cette fois ci elle ne parle pas français, je serais donc interprète pendant 2 jours auprès de papa qui a du mal a suivre, enfin un peu d’espagnol!

Nous commencerons la découverte bolivienne par le surprenant site de Tihuanaku qui nous en apprend un peu plus sur ces chers incas avec qui nous pensions en avoir finit. La civilisation Tihuanaku a prospere de -1500 a 1200 sur ce site ou habitaient prés d’1 million et demi d’habitants alors que le territoire s'etaler du Sud du Perou au Nord du Chili, mais une grande vague de sécheresse les a terrasse et de nombreux groupes se sont disperse a travers la Bolivie, le Chili, et le Pérou, ou un groupe de nanti s’est installe a Cuzco…je vous passe la suite! Bref, nous sommes donc sur ce site dans les fondements de l’empire Inca qui trouve ses sources bien loin dans le temps…
L’arrivée a La Paz est vraiment étonnante car la ville se divise en 3 parties: le

haut, a 4000m d’altitude, peuple principalement par les habitants de l’Altiplano venant chercher du travail. Le centre, a 3600m d’altitude, ou nous retrouverons la “classe moyenne” (si l’on peut parler de classe moyenne…), et le bas, a 3200m d’altitude, peuple par les riches. Mais malgré les dénivelés, pas un

mètre carre de terre (et de rocher pour certaines habitations) est laisse a l’abandon, tout est construit! Au global, c’est brouillon, bordelique, impossible de discerne le colonial de l’indigène tellement tout est concentre! Les marches y sont gigantesques, et l’on y trouve de tout, du matériel de bricolage aux sous vêtements, sans oublier bien sur les objets de sorcellerie chamaniques et les boutiques a touristes pleines de vêtements en alpaga.
Suite a des grèves a Uyuni qui bloquent complètement la ville, nous changeons de programme et

partons le lendemain en direction de Sucre, magnifique ville coloniale et centre universitaire de la Bolivie. On se croirait presque en Andalousie, toutes les maisons sont blanches avec des petits balcons donnant sur les rues, et a chaque porte ouverte, un joli patio fleuri donnant sur les balcons en bois de l’étage. Je tombe complètement sous le charme de cette ville d’ou je vous écrit aujourd’hui car j’y suis retourne pour y rester quelque temps et

trouver du boulot. Mais Sucre est également le centre de la résistance qui a été mise en place en 1809 pour l’indépendance vis a vis des espagnols. Et il sera intéressant de constater a quel point l’effort commun a tous les pays d’Amérique du Sud et les différentes populations aura été décisif. C’est finalement Bolivar et Sucre, tous les deux nés sur le sol sud-américain, mais de parents espagnols, qui viendront remporter la dernière bataille au Pérou (alors qu’ils viennent du Venezuela…), dont la Bolivie dépendait à cette époque, en 1825.
Mais nous devons nous arracher au confort de cette ville, et partons en direction de Potosi,

célèbre pour ses mines d’argent qui furent très largement exploitées par ces chers espagnols. Le règne des espagnols en Amérique latine a finalement plus profite a la France et aux autres pays européens qu’aux espagnols qui ont eu le talent de tout dilapider en achats de luxe, constructions en tout genre, et grandes cérémonies, alors qu’ils avaient entre les mains les plus grandes richesses mondiales, sans compter tout ce qu’ils avaient piller aux civilisations précédentes ! Cette mine faisait de Sucre l’une des

villes les plus importantes au monde à cette époque, et on a du mal a y croire en y arrivant tellement c’est sinistre. Mais la belle époque est finie, et les mines ne rapportent plus autant, alors que les conditions y sont toujours aussi pourries… et nous aurons l’occasion de le voir sur le terrain en allant a la rencontre des mineurs dans les mines. La joue gauche gonflee par une quantite astronomique de feuille de coca, ils sont dans tous les recoins, à tambouriner dans la roche pour infiltrer les tubes de dynamite qu’ils feront peter dans un énorme nuage de poussière, on comprend un peu mieux d’où vient une espérance de vie de 45 ans…
Nous quitterons donc potosi sans grand regret, et partons sur une piste en direction d'Uyuni,

celebre pour ses salars. La route est tout simplement hallucinante, nous changeons de paysages tous les 10 km, passant de montagne a la roche grise et marrons a des vallees tout en sables, pour enchainer sur des roches tirant sur le violet alors que les montagnes que l'on apercoit un peu plus loin tirent vers le rouge et l’ocre, stratifie de jaune orange. Dans toutes les vallées, des troupeaux immenses de lamas, alpagas et vigognes broutent

gentiment. Et au détour d’un col, nous apercevons au loin Uyuni, ville perdue au milieu de rien. En s’enfonçant dans le centre, les rues sont en terres, tout semble mort ici, seul l’hyopercentre compose de restos a touristes donne un peu de vie a cette ville fantôme ou ca caille grave ! Le salar est grand comme 2 départements français et cache sous une couche de sel et de terre de 40m la plus grande réserve en lithium au monde, autant vous dire que les enjeux y sont importants et qu’il ne va pas en rester grand-chose dans les décennies a venir !
L’arrivee dans ce desert de sel est vraiment surprenante, l’horizon est sans fin, c’est tellement plat que l’on y voit le bombe de la terre. On a l’impression qu’on arrivera jamais a atteindre les montagnes que l’on distingue au loin et qui paraissent flotter dans l’horizon tellement la lumière est forte. Mais après quelques heures, on arrive a ces iles, perdu au milieu de cette océan de sel, et qui sont seulement habitées par des cactus géants pouvant atteindre plus de 12 mètres ! Le panorama en haut des iles est a couper le souffle…du sel, qui pourrait être du sable ou de la neige, a perte de vue, éblouissant dans tous les sens du terme !

La journée est superbe, et sur le chemin, nous sentons notre branquignole de chauffeur peu confiant quant a la route a suivre pour rentrer a Uyuni. Nous nous retrouvons dans des zones ou le sol parait bien souple, certains 4x4 paraissent même s’être bien enfoncer dans un glaise de laquelle sort de l’eau. Nous évitons les premières traces, mais ce qui devait arriver arriva…nous

voila enliser dans uns glaise bien souple et bien humide, pas moyen de sortir. Nous sommes en plein salar, a une bonne dizaine de km de la route normal, mais heureusement un couple d’argentin nous suivent par « sécurité » car il parait que l’on se perd facilement dans les salars ! Ils emmènent donc notre chauffeur vers Uyuni pour chercher de l’aide, il est 4h. A 6h, le soleil se couche et il commence a faire sérieusement froid dehors, Nous nous refugions dans la voiture alors que la nuit tombe rapidement. A 6h30, on aperçoit une lumière au loin, l’espoir

renait jusqu'à ce qu’on la voit finalement s’éloigner. Et 10 minutes plus tard, nous devinons 3 silhouettes venir vers nous. Je sors de la voiture pour voir ce qu’il en est… les 2 premiers sont cagoules et l’un d’entre eux tiens dans sa main une énorme pioche. Derrière, un troisième approche sans rien dire, je mouille mon pantalon et appel le chauffeur qui répond ! Ouffffff ! Apres 10 minutes d’analyses, les 2 cagoules annulent le tractage du 4x4, et nous partons donc a pied en direction du camion dans lequel il n’y aura bien sur qu’une place

dans la cabine. C’est donc a l’arrière que nous feront l’heure et demi de trajet avec papa et le chauffeur dans un froid polaire. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines car les proprio du camion nous lâche dans un village glauquissime a 15 bornes d’Uyuni et ce con de chauffeur nous plante en pleine rue pour aller chercher quelqu’un susceptible. Opération qui prendra 45 minutes car il tente des négociations désespérées et désespérantes. Nous arriverons finalement a Uyuni a 22h30, congelés !