vendredi 20 novembre 2009

Patagonia


Apres avoir fait mon trou dans l'immensite de Buenos Aires, j'accueil Segolene et Clement pour 3 semaines de decouverte de la Patagonie. L'entree en matiere sera radicale pour eux en commencant par un asado (gros barbec') a leur arrivee a l'auberge, et nous finirons la nuit dans l'un des nombreux endroits de perdition que recelent cette ville! Il faut savoir que la vie nocturne a BAs commence rarement avant 2/3 heures du matin, et les terrasses de bar ne desemplissent pas avant 7 heures du matin ou la biere continue a couler a flot. Mais le dynamisme de la vie nocturne se retrouve egalement en journee, et nous passerons de longues heures a marcher, arpentant les rues en se laissant impregner par les couleurs, les musiques, et l'atmosphere des differents quartiers de la ville.



Les 20 heures qui nous ont permis de relier Bariloche sont donc passees tres vite dans le confort des bus argentins qui nous a berce tranquillement, apres un plateau repas accompagne de vin ca a ronfler severe! Nous voila ainsi dans une ville montagnarde au bord d'un lac entoure de pics montagneux enneiges, ou l'on retrouve dans l'architecture de fortes influences Suisse. Nous partirons donc randonner dans les environs, et nous finirons rapidement les pieds dans la neige. L'environnement est magnifique ici, mais nous n'aurons pas beaucoup de chance avec la meteo, et partons rapidement un peu plus au Sud, en direction de El Calafate, qui abrite le plus grand glacier du monde qui a pour particuliarite de ne pas reculer, et d'etre encore tres actif (il avance de 2 metres par jour, pas parce qu'il fond, mais parce que la neige qui s'entasse a son sommet le fait naturellement avancer en se compactant). Le spectacle est a couper le souffle, et nous passerons de longues heures a l'observer, a l'affut du moindre craquement signe de la tombee iminente d'un bloc de glace qui vient s'ecrouler dans les eaux turquoises du lac. La patience payera car apres avoir vu tomber plusieurs petits bloc, c'est une colonne entiere (d'une cinquantaine de metre de haut) qui s'est ecroulee sous nos yeux dans des craquements d'une force impressionante. Ce spectacle a largement compense la grosse deception que nous avons eu en arrivant a El Calafate, ville totlement bouffee par le tourisme, dont le plus bel exemple est le casino, alors que la population est seulement de 3200 habitants!


Nous continuons notre chemin vers les montagnes d'El Chaten, petit village au pied de 2 sommets majeurs dans la region: le Cerro torres, et le Fitz Roy. La meteo sera avec nous et nous arpenterons les nombreux sentiers des alentours. Les paysages sont surpenants, on se sent en tres hautes montagnes aux vues des pics qui nous entourent, mais les sommets ne sont qu'a 2500m, delivrant ainsi de grandes forets a leurs pieds. Les balades en sont ainsi plutot facile car on s'enfonce dans la vallee plutot que de grimper comme on en a l'habtude en France!


Mais le temps avance, la terre de feu nous attend, et nous continuons vers le sud ou la location d'une voiture nous permettra de visiter cette region bien particuliere en toute liberte pour arriver au bout du monde, a Ushuaia! Bout du monde? MMMouaaaiiiissss... a notre arrivee dans la ville, nous realisons que le but du monde et le Cap Horn sont encore loin: une ile Chilienne sur laquelle est plantee une grosse montagne enneigee nous en separent... Bravo le marketing!!! L'atmosphere de cette ville n'en reste pas moins unique, plante au pied de la Cordillere des Andes qui vient se jeter dans la mer, aboutissant ainsi sont long voyage a travers le continent sud-americains. C'est une grande emotion pour moi qui l'ai vu naitre en Equateur et l'ai retrouve au fil de mon avancee. C'est comme un aboutissement qui laisse en moi une certaine amertume, alors pour me donner un coup fouet, accompagne de mon acolite Clem', toujours pret a relever ensemble des defis stupide, nous iront faire un petit plongeon dans les eaux glacees du presque bout du monde!

Pour cloturer ce passage au bout du monde, nous monterons sur les hauteurs de la ville jusqu'a un glacier nous donnant une vue imprenable. La montee a ete rude, mais le retour se fera dans de grands eclats de rire, a se mouiller les fesses en luge. La pente nous permet des prises de vitesse aveuglantes car la poudreuse nous recouvre le visage!

Mais 3 semaines, ca passe vite, tres vite dans l'immensite de ce pays, et ce sont plus de 3300 km a vol d'oiseau que nous avons parcouru ensemble, sans compter les multiples detour!

mercredi 14 octobre 2009

¡Hare Krishna!


Un homme vetu d'un drap orange avec lequel il s'est taille une robe me recoit a mon arrivee dans la communaute. Il a l'air un peu presse, et en effet, la ceremonie de 15h30 approche. En m'amenant a ma chambre, nous croisons Bakti, femme de 27 ans tout de blanc vetu, visage fige, l'air extremement concentree. Elle porte dans ses mains un plateau d'argent sur lequel repose 5 recipients en argent et se dirige vers le temple, un batiment blanc d'une quinzaine de metres de haut en forme d'ogive qui avait attise ma curiosite, et je commence a avoir quelques doutes sur mon choix... Je viens de mettre les pieds dans une communaute Hare Krishna, dont je ne connais absolument rien, mais dont le premier contact me laisse quelque peu perplexe, car ils semblent un peu extreme dans leur pratique! Et extreme, ils le sont, mais ils ne sont qu'une minorite dans cette communaute composee de 7 "devots" totalement a fond dans le culte, mais egalement 4 familles et un quarantenaire qui pratiquent le culte avec parcimonie et sont plutot ici pour partager la philosophie de vie. Car la pratique de cette religion est un veritable mode de vie, dont le point central est de se detacher du monde materiel pour elever son niveau spirituel, et ainsi se rapprocher de krishna. Ca passe d'abord par une alimentation saine n'impliquant aucune suppression de vie humaine (les oeufs en font partie), la pratique du yoga, et la meditation qui est en fait une lecture repetitive des mantras, les ecritures sacrees. Inutile de preciser que la consommaion d'alcool et de cigarette est prohibee... mais la cuisine, largement dominee par les saveurs indous est excellente, a tel point que j'ai reussi a grossir en mode vegetarien!
Mais pour les devots, comme leur nom l'indique, ce culte est une totale devotion a Krishna a qui ils apportent entre 3 et 7 offrandes culinaires 5 fois par jour au cours de celebrations, en commencant a 5 heures du matin, et sans oublier bien sur les 3 bols de lait chaud avant de se coucher! Mais quand ils ne sont pas en train de celebrer Krishna, ils recitent inlassablement a voix basse ou haute, en parlant ou en chantant, le mantra des mantras "Hare krishna" dans lequel j'ai donc baigne durant ces 6 semaines! Fort heureusement, qu'ils soient extreme ou non dans leur pratique, chacun des membres de la communaute reste tres ouvert, sans volonte de "Krishnaiser" les volontaires, seulement content de faire partager leur mode de vie a quiconque s'y interesse. Pour ma part, ils ne m'ont pas convaincu dans leur culte, et j'en apprendrai finalement plus aupres des non-devots sur des pratiques de meditation moins tournees vers Krishna, mais plutot sur une introspection interieure, exercice d'une difficulte incroyable. Je ne prendrai donc de Krishna que l'alimentation et le Yoga, dont la pratique quotidienne m'a permis de comprendre les relations entre le corps et l'esprit, et ca fait un bien fou!
Mais abandonner le monde materiel ne signifie en rien abandonner le labeur, car ca bosse sur place! Et ces 6 semaines ont ete rythmees par le travail sur une construction ecologique dont il n'y avait a mon arrivee que le toit en paille soutenu par 6 piliers en bois. Le chantier avance lentement car nous travaillons avec du bois de recuperation totalement gondole et un materiel de mesure approximatif alors que nous nous apprettons a poser les fondations en bois d'un parquet qui sera sureleve de 50 cm au dessus du sol! Dans ces conditions, l'expression la plus usitee fut rapidement "mas o menos", "plus ou moins", pour decrire le degres de precision de chaque nouvel element... C'est donc avec une sacree satisfaction que j'ai planter le dernier clou du plancher, premiere etape qui m'aura valu de bonnes suees, et de belles ampoules aux mains! Apres 5 heures de travail le matin, les apres midi etaient libre, avec pour seul "contr
ainte" le yoga a 16h30, me laissant ainsi le temps de siester, bouquiner, me balader, mediter, et me remettre a la course a pied. Bref, un petit voyage spirituel a decouvrir une autre realite, bien differente de la notre et dont les principes m'ont fait beaucoup reflechir, ca fait pas de mal de temps en temps! Le retour a la realite est radical depuis 2 jours a Buenos Aires apres 6 semaines au pays des bisounours, mais ca fait du bien de revenir a ce bon vieux rythme malsain: ventree d'asados, degustation des delicieux vins locaux, et une bonne cigarette pour digerer tout ca!Un autre retour a la realite est egalement a l'approche, celui de mon retour en France, qui se fera le 25 novembre. Plus qu'un mois et demi donc, dont je vais passer la moitie avec Segolene (ma soeur) et Clement (un ami) a la decouverte de la Patagonie. Le compte a rebours est lance... je vous dis donc a tres bientot!

dimanche 6 septembre 2009

Retour a l'Espagnol!

Rio de Janeiro n'est pas vraiment surprenant par sa taille, mais plutot par son emplacement. Encastre entre des rochers, des forets tropicales, la mer et ses iles, et un lac! L'arrivee en avion en plein centre ville en est majestueuse et impressionante.
Je rejoins a mon arrivee David, un canadien rencontre a Jericoacoara, dans le quartier d'Ipanema, connu pour sa plage et les filles qui la peuple. C'est donc avec un soleil timide que nous allons flaner en bord de mer, et le mythe des "girl from Ipanema" devient vite une realite au vue du peu de tissu qui qui recouvre leur corp! Le contraste entre la plage et la ville est radical: dos tourne a la plage, on se retrouve face a de grands immeuble et une vraie ville pleine de pollution, et dos tourne aux immeubles, on se retrouve face a une plage et une mer magnifique, et on pourrait facilement se croire sur une ile des caraibes! Nous n'aurons malheureusement pas d'autres occasions de profiter de la plage car le reste de la semaine sera pluvieux. Mais nous aurons par contre la chance de pouvoir visiter les principales attractions touristiques de la ville entre deux averses, avec des vues assez degages nous permettant de profiter pleinement des panoramas qu'offrent les Christ et le pain de sucre sur a ville et son environnement montagneux plongeant dans l'ocean.

Mais Rio, c'est aussi, et peut etre avant tout la vie nocturne, dont nous profiterons deux soirs de suite a Lapa, quartier central ou nombreux bresiliens se retrouvent les soirees de week end. 3000 personnes dans les rues, autour des buvettes et autres stands a burger et hot dog, a se chauffer avant de partir en boite. Ambiance excellente avec des musiques qui changent au fur et a mesure que l'on s'enfonce dans les rues, imposant ainsi des changements de style dansistique. Soirees excellente, dans une atmosphere festive et detendu, sans la moindre trace de violence, alors que l'on se retrouve tout de meme nombreux, bourres... il y aurait plus d'un endroit en France ou ca partirai en cacahouette dans ces conditions!
Le Bresil, c'est aussi le foot, et Rio, le plus grand stade d'Amerique Latine (en tout cas il parait...). Nous partons donc un soir au fameux stade Maracana pour une rencontre de choc entre les equipes 2 de Rio et Sao Paulo. Grosse ambiance dans les gradins, qui ne serotn malheureusement pas plein, mais il est tout de meme difficile de remplir un stade de 120 000 personnes un soir de semaine!

La pluie n'etant pas prete de s'arreter, nous sautons l'etape Ihla Grande, petit ile aux plages magnifiques au sud de Rio, et partons directement a l'extremite sud du pays en direction de Foz do Iguacu, sur la frontiere Argentine. Les frontiere Argentine, Bresilienne et Paraguayenne sont separe par un ensemble de cascade monumental: les chutes d'Iguazu. Que nous visiterons dans un premier temps du cote bresilien, puis du cote argentin pour etre sur de ne pas en rater une parmis les 275 cascades qui composent cet ensemble. Le tout est impressionnant de puissante et de constance, on a l'impression que ce debit hallucinant ne s'arrete jamais, et ce sont des tonnes et des tonnes d'eau qui tombent chaque minutes. Ces chutes sont entourees de forets tropicales tres denses dans lesquelles on peut se balader pendant des heures, a observer une nature que l'on connait assez peu, pleine d'oiseaux inconnus, de papillons, de singes, et de coaties. Et au bout d'un chemin, on tombe invariablement sur une nouvelle cascade, un peu plus puissante que la preccdente, et on ne manque pas d'aller se faire doucher par les refoulements crees par la force du debit, donnant naissance a des nuages qui se dissipent en prenant de la hauteur au dessus des chutes, laissant disparaitre de multiples arcs en ciel qui retrouvent vie un peu plus bas.

Nous flanerons quelques jours du cote argentin car nous decouvrons a notre arrive a l'hotel un espece de resort a backpacker, avec piscine gigantesque bordee de transats, bar au bord de l'eau et musique lounge. Les soirees se passent au meme endroit, mais en mode enorme barbecue, a manger de la viande jusqu'a ne plus en pouvoir...

samedi 22 août 2009

Enfin les vacances...

Deux semaines de vacances, de vraies vacances, celles ou l´on debranche completement son cerveau en se laissant bercer dans la douceur d´un environnement enchanteur. Jericoacoara est situe au Nord-Est du Bresil, et trouve sa place entre une grande dune de sable fin et une grande colline bien verte au sommet de laquelle est perche un phare qui domine des rochers usees par la mer dans laquelle ils plongent. En d´autres termes, je me suis retrouve entre la dune du Pilat et la Bretagne, avec l´eau chaude et l´ambiance bresilienne en plus!

L´atmosphere dans ce village est tout ce qu´il y a de plus relax, a commence par les rues en sable, bordees par de jolies maisons aux jardins pleins fleuris de milles couleurs par des arbres tropicaux. La voiture traditionnelle est le buggy, que l´on croise a chaque coin de rues et dans lesquels s´agite un local qui ne manquera pas de vous lancer un ¨Tout bom?¨ en levant le pouce!

C´est donc dans cet environnement particulierement stressant que m´ont rejoint Thibault et Delphine pour 2 semaines delicieuses de farniente et de planche a voile. Et je crois que l´on a assez bien reussi a atteindre les objectifs ambitieux que nous nous etions fixes!
Le programme a ete charge avec plage dans la matinee pour lezarder sur les transats du club de planche en attendant l´arrivee du vent qui nous fera defaut seulement une journee sur 15, et encore, c´est parce qu´on a fait les difficiles. Le niveau en planche est assez incroyable, les locaux se melant aux professionnels venus ici pour s´entrainer, c´est parfois un peu deprimant... mais ca n´a pas empeche Delphine, au prix de beaux efforts, de faire d´enormes progres en planche, pour le plus grand plaisir de Tib´!
Retour au club vers 17h pour l´happy hour caipirinha avec les amis rencontres sur place sous la douce lumiere du couche de soleil alors que les joueurs de foot et les danceurs de capoeira se dechainent sur la plage. Puis second apero sur les terrasses des hotels, au pastis celui la, accompagne bien sur d´olives verte et de noix de caju... je crois que c´etait le meilleur moment de mes journees tellement il m´ont manques ceux la! Et direction le centre ou l´on ne sait plus ou donner de la tete tellement il y de bons restaurants, dont le plus sympa restera bien sur le grill a poisson ou vous aller choisir votre poisson / langoustes / crevettes dans les cuisines, qui seront ensuite griller au barbecue quelques metres plus loin, mais surtout bien sur sous le vent pour etre sur que l´on ait pas que les mains qui puemt la poiscailles! Et les soirees se terminent generalement comme elles ont commence, au bord de la plage entre les stands/bar, avec un verre de caipirinha a la main!

Ce rythme de pacha des plus agreable a ete entrecoupe d´excursions a dos de cheval, quads, ou buggy, dans des decors surprenant ou les dunes se melent a des zones tres vertes, puis reprennent leurs droits sur la foret en d´immenses amats de sables dont les creux entre plusieurs dunes forment des lacs apres la saison des pluies.
Bref, Jeri fait partie de ces endroits vraiement paisible dont on a du mal a s´arracher tellement on s´y sent bien, et nous y avons croise de nombreux etrangers venus ici pour quelques semaines, mais qui n´en sont jamais repartis! Et Tib´et Delphine n´ont pas ete loin de jouer les prolongations pour quelques jours! J´en profite pour les remercier mille fois de leur visite, ca a ete un reel bonheur de partager ces 2 semaines avec eux!

Mais il m´a fallu m´arracher a ce quotidien dans lequel on a vite fait de s´enfoncer doucement pour rallier la realite de la vie citadine. La transition est radicale, et me voila a Rio que je decouvre depuis 3 jours sous ses differents angles, et je comprends un peu mieux son surnom de ¨vila maravilhosa¨, car il y a plus d´un moyen d´en tomber amoureux, meme si la realite economique du Bresil a vite fait de nous rattraper dans ces grandes villes!

mercredi 5 août 2009

Braaaaaaasil


De retour dans la vrai vie de backpacker, les decouvertes se sont enchainees ces dernieres semaines, et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour les mises a jour.
Les 35 degres de mon arrivee au Bresil se sont vite transformes en 10 petits degres pluvieux apres une nuit orageuse...la visite du Pantanal s'annonce nettement moins agreable que prevu, et je n'ai pas vraiment le temps d'attendre le beau temps.

J'arrive donc dans le camps ou je dois passer 4 jours de decouverte de cette region, il fait froid, il pleut, et la nuit est deja quasiment tombee. Les hamacs du dortoir ne me paraissant pas vraiment confortable, je pose rapidement ma tente sous un abris. Le ciel se degage un peu le lendemain matin, enfin il ne pleut plus...et je vais me balader pres de la riviere a une dizaine de metres en contrebas de ma tente. Tiens, un bout de bois dans l'eau... ah non, il a 2 yeux, 4 pattes, une grande queue, et je m'en ferais bien des bottes! La riviere en question est infestee de caymans pas bien grand certes, mais je n'avais pas vraiment realise la situation avant de poser ma tente! Nous partons la premiere matinee pour une promenade en cheval, dernier sport que je souhaitais decouvrir, mais qui m'a finalement bien plu, j'ai meme pousser la bete jusqu'au galop pour eviter l'inconfort terrible du trot! Le reste du sejour se fera en jeep, a pied, ou en pirogue pour finir avec une peche aux piranhas que nous degusterons pour le diner. Le pantanal est vraiment surprenant, on y croise toute sorte d'animaux inconnus dans nos contrees: capibara, loutre, des oiseaux en pagailles, des singes, et nous aurons meme l'honneur de croiser un petit anaconda qui me fera une belle echarpe l'instant de quelques secondes! Les caymans sont partout, il y a des petits etang dans lesqulles ils sont les uns sur les autres tellement ils sont nombreux, c'est hallucinant!
Mais c'est egalement les premiers contacts avec la population bresilienne qui est charmante, souriante, drole, et avec qui il est un peu plus evident d'echanger malgre la barriere de la langue.

Une petite nuit a Campo Grande et je fais un saut de puce de quelques milliers de kilometres en avion pour rejoindre le Nord est du pays ou Thibault et Delphine me rejoignent quelques jours plus tard pour 2 semaines a Jericoacoara, la Mecque de la planche a voile. Je profite de ces quelques jours d'attente pour aller un peu plus a l'Ouest visiter le delta de Parnaiba. Je rencontre en chemin un francais et un hollandais avec qui je passerai 2 jours de couchsurfing chez une bresilienne en colocation avec 3 autres personnes. L'accueil est excellent, la communication toujours aussi difficile car ils ne parlent que tres peu l'anglais, mais ca ne nous empechera pas de passer d'excellente soiree. Nous visiterons le delta sur une barque de pecheur, a nous enfoncer dans des petits bras de rivieres bordees d'une mangrove particulierement dense avant d'aller prendre unpetit bain dans les eaux cristalines de petits lacs naturels qui trouvent vie au milieu des dunes apres la saison des pluies.

Je retrouve avec grand plaisir a mon arrivee a Jericoacoara Thibault et Delphine. Au programme de ces deux semaines, les vacances, les vraies! Et oui, on est au mois d'aout, et je ne vois pas pourquoi je n'y aurais pas droit! 2 semaines de planche a voile en perspective car le vent ne cesse que la nuit ici, pour laisser place a des soirees sur la plage arrosees de Caipirinha delicieuses mais terriblement traitres!

Je vous souhaite de bonnes vacances a tous!

mercredi 22 juillet 2009


J´ai retrouve avec plaisir les grands espace dans le village de Samaipata, pas plus grand que tarabuco, mais autrement plus riche et dynamique. La proximite de Santa Cruz, ville fortement industrielle et berceau de l´industrie petroliere bolivienne attire pas mal de monde dans cet environnement de forets a la faune et la flore particulierement riche.



J´en profite pour reprendre un peu d´activites physiques afin d´eliminer la surcharge ponderale accumulee en Bolivie a force de biere, de pomme de terre, et de riz... c´est que la plage approche! Je pars donc a pied pour 5 heures de randos qui me meneront au dernier site Inca de mon voyage...promis, apres j´arrete! Il s´agit d´El fuerte, site qui reste assez mysterieux quant a ses origines reelles, et son utilisation concrete, ce qui laisse place a de nombreuses elucubrations, dont la mienne me paraitra la plus plausible. Il s´agit en fait d´un lieu de regroupement entre


Santa Cruz et Lima, sorte de Bodega Inca ou la biere coulait a flot apparemment. Le site est assez atypique car totalement creuser dans la roche, et s´etendant sur plus de 120 metres. On y trouve les vestiaires, les tables rondes bordees de fauteuils sculptes dans la roche, le dance floor, et des tranchees servant aux concours de bieres, ils savaient s´amuser deja a cette epoque!





Le lendemain sera consacree a une petite balade a velo en direction d´une jolie petite cascade. L´allee sera des plus agreable, 18 km de descente, ou je prends conscience que mon magnifique velo tout suspendu Carrefour s´arrete meme en descente lorsque je ne pedale plus. Le retour s´annonce difficile, et il le fut! J´en ai bave jusqu´aux derniers metres, surtout qu´il fait ici une chaleur moite assez terrible quand on a passe pres d´un mois dans le froid!



Les rencontres seront maigre a Samaipata ou il y a peu de touristes a cette periode de l´annee, mais je partagerais mes performances culinaires avec Juan, alias gourou sage, un espagnol qui m´iniciera au Chi Kung, yoga doux en provenance de Malaisie, qui me permettra de me liberer des energies negatives pour aborder mon arrivee a Santa Cruz en toute serenite, et ca a ete assez efficace!



Cette ville n´a aucun interet, et ne sera qu´un point de lancement vers la frontiere bresilienne que j´ai franchi a pied ce matin apres 16 heures de bus sur des pistes en terre defoncees. Le premier contact avec ce pays est excellent, je trouve les gens souriant, et particulierement relax... quel plaisir de ne plus se faire claxonner dans tous les sens et de ne pas manquer de se faire ecraser a chaque fois que l´on veut traverser une rue! Je retrouve des belles galeres de comprehension, mais l´espagnol aide enormement. Je pars demain pour le pantanal, terres truffees de crocos, aligators, et pyranhas, ca va etre sport!

mardi 14 juillet 2009

En direct des profondeurs boliviennes...

Me voila de retour de Tarabuco pour cette mission de volontariat volontairement écourtee d’une semaine car je n’ai pas pu remplir tous mes objectifs. Je suis arrive en pleine vacances scolaire en Bolivie, et a cette période durant laquelle les enfants français se pavanent a jouer et a faire du sport, les petits boliviens des villages bossent dans les champs avec leur parents…difficile donc de capter leur attention. J’ai tente un peu de propagande le samedi dans les rues, mais n’ai été que moyennement reçu par les parents qui ne voyaient en moi qu’une « perversion » pour leurs enfants qu’ils préféraient largement voir aux champs. J’ai donc quitte ma casquette de prof de musique pour enfiler la veste d’instituteur pour analphabète de 40 ans, la bibliothécaire. Julia est tout ce qu’il y a de plus local…grosse, jupe plisse jusqu’en dessous des genoux, chaussettes en laine bleu marine qui trouvent racine dans de magnifiques sandales, tablier, gilet grossier, et bien sur les 2 couettes surmontées du traditionnel chapeau andin. Je tombe tout de suite sous le charme, et nous commencons a mettre en place notre stratégie d’attaque pour l’organisation de ce tas de bouquins qu’est la bibliothèque. Je commence a lui expliquer un peu le mode de fonctionnement de l’association, et sa façon d’organiser les choses. J’ai l’impression de me retrouver face a Jacques Villeret dans le dîner de con quand lorsque Thierry Lhermitte lui explique ce qu’il doit dire au téléphone…les expressions de visages sont à s’y méprendre ! Je comprends rapidement qu’elle ne sait que très peu lire, et encore moins écrire, et je me lance donc dans l'enseignement avec des lignes d’écritures et des dictées, et il m’a fallu pour ça une patience que je méconnaissais jusque la car le cerveau d’une indigène (et il n’y a la aucun jugement de valeur, ça n’a rien de péjoratif dans ces contrees) qui n’a connu dans sa vie que le champs n’est pas d’une grande vivacité face a l’apprentissage. Nous (je ?) réussiront néanmoins a venir a bout de l’organisation des 1700 livres qui peuplent maintenant des étagères qui ne servent désormais pas seulement a attraper la poussière... puissent elles aider un peu les enfants a s’instruire !

Ca c’est pour le cote travail, car ma seconde mission fut de survivre durant ces deux semaines qui m’ont parues plus longues que les 6 mois précédents. Tarabuco compte 3200 habitants, tous indigènes, donc vêtu de beaux costumes traditionnels très colores, c’est sympa. Mais c’est bien la les seuls couleurs que je verrais durant la semaine dans ce village aux ruelles affreusement vides et ternes car les murs des maisons sont en adobe (agglomérat de terre, crottin en tout genre, paille, et tout ce que l’on peut faire sécher pour que ça durcisse). On sent sur les visages des habitants qu’ils sont marques par un quotidien monotone et difficile. La communication est souvent rendue difficile car il n’est pas toujours facile de les faire articuler avec les 3 chicots qui leur restent dans la bouche, surtout quand ils ont à peu près 250 feuilles de coca coincées sous la joue.

Extinction totale du peu d’activité qui règne sur la place à partir de 20h30, heure a laquelle les « restaurants » ferment leurs portes, il est l’heure de se mettre sous la couette car ça meule grave ici ! Le mot restaurant me mène droit vers les repas qui ont été les miens durant 2 semaines complètes : le midi almuerzo avec sa traditionnelle soupe dans laquelle nagent 4 pommes de terre, et le segundo compose de 200g de riz, pattes, ou mais, de 3 patates, et de viande en sauce. Et le soir, la même chose !

Heureusement, tarabuco est egalement un marche tres traditionnel le dimanche, et donc tres touristique, ce qui amene couleurs, et un peu de vie occidentale, on arrive meme a trouver des vetement en alpaga made in China!
Bref, une vie bien calme, et surtout bien ennuyeuse, à tel point que j’ai vu un singe suicidaire pendu à un fil électrique, et il paraîtrait même que certains aient vue des oiseaux voler à l’envers pour ne pas voir la misère ! J’ai donc passe beaucoup de temps à lire et a dormir…en moyenne 12 heures par nuit, je suis donc remonte comme une horloge pour attaquer le Brésil !

Je voulais voir du local, voila qui est fait, et ça ne fait pas vraiment rêver pour être honnête, c’est même dur de voir cette réalité d’un quotidien que j’ai partage pendant quelques temps. Mais j’ai quand même bien rie par moment…notamment a mon arrive ou j’ai l’impression de faire la fine bouche face a Julia qui me présente des logements qui sont des pièces totalement vides : pas de lit, pas de chaise, a peine de la lumière, et ne pense même pas a avoir une douche chaude ! Je finirais dans le petit hôtel de Tarabuco dans une chambre miteuse et sans douche, mais avec un lit, même deux ! Le meeting « politique » regroupant une centaine de locaux dans un amphithéâtre pour débattre de l’indépendance des provinces indigènes du pays, et ou après le repas et etre retourne dans l'amphi, tout le monde sort son sac de feuille de coca et insère feuille par feuille les 250 qui formeront la chique de l’après midi dans un brouhaha rendant inintelligible tous les arguments de l’orateur. Je ne ressortirai pas completement indemne de cette experience, sentant le soir meme dans mon duvet quelques chose bouger et me piquer... une arraignee? Non, mieux, une puce! Cette derniere trouvera la mort apres un combat acharne de 2 heures qui me demandera strategie et abnegation face a la scelerate!

Je pars ce soir a la recherche d'un peu de chaleur et sur les traces du Che dans les forets tropicales boliviennes...